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12 mars 2026

  • il y a 1 heure
  • 3 min de lecture

Ce matin, la journée a commencé tôt au centre orthopédique. Un rendez-vous important, attendu avec un mélange de curiosité et d’espoir.

 

Deux radiographies de mon pied ont ouvert la séance. Leur objectif est simple mais essentiel : vérifier que chaque élément est à sa place et que la fusion des os progresse comme prévu. Ces quelques minutes sous l’appareil sont devenues presque familières au fil du temps. Pourtant, elles restent toujours chargées d’enjeu : ces images racontent l’histoire de la guérison.

 

Ensuite vient une étape plus concrète : le changement du pansement. Bonne nouvelle : la pompe a été définitivement retirée. Il ne reste désormais qu’un simple pansement sur la cicatrice. Pour favoriser la cicatrisation, la spécialiste des plaies continue d’utiliser une méthode qui surprend souvent les non-initiés : du miel. Pas une longue liste de médicaments sophistiqués, mais un produit naturel dont les propriétés antibactériennes et cicatrisantes sont connues depuis des siècles. Comme quoi, parfois, la nature fait le travail mieux que les technologies les plus complexes.

 

Puis est arrivé le moment le plus attendu de la visite : l’entretien avec le professeur Krause. Il a examiné la cicatrice avec attention et se montre très satisfait de son évolution. Les radiographies confirment cette impression positive : la fusion osseuse progresse bien.

 

Un point particulièrement important concernait la greffe osseuse. Pour combler le vide dans l’articulation de la cheville, de la matière osseuse avait été prélevée dans mon bassin puis transplantée. Cette greffe est désormais bien intégrée, sans signe de rejet. Les plaques et les vis, quant à elles, sont parfaitement en place et ne montrent aucun déplacement par rapport aux clichés précédents.

 

Toutes ces nouvelles positives ont une conséquence très concrète : il est temps d’augmenter la charge sur le pied. Jusqu’à présent, je devais limiter l’appui à environ 20 kg (environ le poids de la gambe). La nouvelle étape consiste à passer à 45 kg. En pratique, cela signifie que je dois progressivement réduire l’utilisation de mon scooter médical. Cet engin a été un allié fidèle ces derniers mois, voir années, presque trop fidèle. En effet, en ne posant pas le pied au sol, il empêche le squelette et les os de recevoir la stimulation mécanique nécessaire à une guérison optimale.

 

Le plâtre, lui, reste encore au programme pour quelques semaines. Je dois le porter jusqu’au 8 avril, date de mon prochain rendez-vous avec le chirurgien. De nouvelles radiographies seront réalisées ce jour-là. Si tout continue à évoluer favorablement, je pourrai probablement dire au revoir au plâtre. Un moment symbolique : cet accessoire m’accompagne, depuis bientôt trois ans.

 

Du côté des médicaments, l’évolution est également positive. Je peux arrêter les antibiotiques ainsi que les suppléments vitaminiques associés. Deux traitements restent néanmoins nécessaires. Le premier est le Pregabalin, qui aide à atténuer les troubles nerveux dans le pied, des spasmes parfois douloureux, mais surtout très désagréable. Le second est le Calcimagon D3, une combinaison de calcium et de vitamine D3 indispensable à la formation osseuse. Quant aux probiotiques, pris pour compenser les effets des antibiotiques sur la flore intestinale, ils pourront être progressivement réduits selon l’évolution.

 

Après ces mois très médicaux, il est agréable de terminer sur une note plus légère. Demain, Deniz fêtera son 33ᵉ anniversaire. Pour l’occasion, je l’invite au restaurant japonais Tanaka, une adresse bien connue à Berne.

 

Egoïstement, je me réjouis particulièrement de ce dîner. Cela fait longtemps que je n’ai pas mangé japonais. Et, pour être honnête, je suis souvent un peu exigeant dans ce domaine. Après avoir eu la chance de vivre au Japon, beaucoup de restaurants me donnent l’impression, disons-le diplomatiquement, d’interpréter la cuisine japonaise… à l’européenne.

 

Mais Tanaka est très bien coté et j’en garde un excellent souvenir dans ma mémoire. J’y avais dîné il y a plus de dix ans, et c’était remarquable. J’espère donc y retrouver ce goût authentique et peut-être célébrer, autour de quelques sashimis, une étape de plus vers la fin de ce long parcours de guérison, mais surtout l’anniversaire de Deniz. 🍣

 


 
 
 

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